lundi 19 mai 2008

Chronique mondaine

Votre bibliothécaire raconte sa soirée exceptionnelle au théâtre du Châtelet.




Je pensais pas que ça m'arriverait un jour, mais samedi dernier, j'ai écouté du cristal Baschet.

Oui madame, du cristal Baschet, mais aussi du biniou, de l'orgue de cinéma, des ondes Martenot, de l'armonica de verre, du célesta et même le grand champion européen d'imitation de chant d'oiseaux, accompagné du deuxième champion européen d'imitation de chant d'oiseaux.

Toutes ces belles choses étaient réunies un peu partout dans le théâtre du Châtelet, pour la Nuit de l'improvisation de Jean-François Zygel à laquelle Benjamin, un ami de Christophe (qui est aussi un ami du monsieur Zygel) nous a invités samedi dernier.

Le concept de la soirée, c'était d'alterner des sets d'improvisation donnés sur la grande scène avec des impros plus courtes et plus intimes données un peu partout dans le théâtre.

Entre les sets d'improvisation sur scène on pouvait donc se promener dans les diverses salles de réception à tous les étages du Châtelet, champagne à la main, pour écouter les instruments sus-mentionnés et aussi les voir de près. Enfin, disons que le biniou et la cornemuse, je préférais m'en éloigner un peu quand même. Mais l'orgue de cinéma m'a bien fait rire parce qu'on voyait à peine le monsieur bouger alors qu'il crachait autant de notes de son orgue qu'un triple grand orchestre symphonique (avec harpes). Son secret : les tirettes et les pédales. Inspiré par cette musique grandiose, Xavier Glouglouski*, un ami de Benjamin qui est très large très grand et qui parle très fort et qui semble boire beaucoup aussi m'a pris la main pour danser au milieu de la place ce que je nommerais un "menuet".

Quant aux trois sets sur scènes, ils étaient très biens, particulièrement le dernier. D'abord, les musiciens ont accompagné la projection du film "Un chien Andalou". Ensuite, M. Zygel a a fait monter un quidam sur scène pour qu'il dirige les musiciens, et le monsieur s'est avéré plein d'aplomb, très drôle. Puis, il a fait monter une dame pour que les musiciens en fassent un portrait musical. à ce moment, monsieur Glouglouski semblait un peu déçu d'être au balcon au lieu d'être sur scène mais il s'est consolé ensuite en chantant à pleins poumons un air de Carmen dans les rues du 1er arrondissement, autour de 2 heures du matin.

En effet, avec quelques invités de Benjamin et de J-F Zygel, on est allés manger dans un resto à quelques pas du théâtre, après la soirée. Au resto, un des musiciens a fait une déclaration qui m'a réconforté dans mes goûts musicaux : "la définition d'un gentleman, c'est quelqu'un qui possède une cornemuse et qui sait en jouer mais qui s'abstient". C'est pas gentil mais c'est très drôle. Une chance quand même que les joueurs de cornemuse étaient pas là.

En rentrant à vélo ce soir-là je me suis dit que quand même, je suis privilégiée!

* Pseudonyme. Ce garçon est aussi exubérant que sympathique. Si vous allez à Lille, surveillez le sosie de Depardieu qui chante des airs d'opéra la nuit. C'est lui.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

As-tu pris le métro pour y aller? Je me rappelle très bien la voix du métro qui annonce "Cha-te-let!" un peu sèchement. (Et là je tiens pour acquis que comme son nom l'indique, le Théâtre du Châtelet est à la station de métro Châtelet, mais ce n'est peut-être pas le cas!)

Anonyme a dit…

Ah non merde je viens de lire la fin de ton article: tu es allée à vélo! Là je me ridiculise devant tout le monde à parler avant d'avoir fini d'écouter!