Attention, ce billet est politiquement incorrect mais la bibliothécaire n'a rien de mieux à raconter.
Sur la rue St-Charles, tout près de chez moi, il y a un quêteux. C'est un des deux quêteux du 15e arrondissement, l'autre étant celui du Monoprix. Le quêteux de la rue St-Charles est d'aspect propre, même pour une personne normale, pas "propre pour un quêteux". Il demande une petite pièce s'il-vous-plait en regardant le trottoir, toujours debout exactement au même endroit que les semaines passées. Y'est pas tannant comme quêteux, on le remarque même pas, d'habitude. Sauf que je l'ai croisé aujourd'hui, et il a pas demandé sa petite pièce. Il était en train de parler au téléphone. Ça avait l'air d'être une conversation assez plaisante, il riait un peu.
Pas gagnant comme marketing.
C'est pas comme celui qu'il y avait à côté du bureau pendant mon stage, dans le 2e arrondissement. Un quêteux vraiment authentique, tu vois, pas fresh comme l'autre avec son portable, non. Un quêteux avec une vraie vieille tuque qui dégouline, une barbe qui grouille toute seule, assis sur sa grille de métro en train de crier des insanités en espéranto, ayant pour seule amie une flaque de pur régurgit sans cesse renouvelée pleine de pigeons qui picossent dedans.
Un quêteux qui se respecte, quoi merde! Non mais y'en a marre des wannabes du 15e!
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2 commentaires:
Et une queteuse en wonderbra, c'est marketing?
Ça roucoule comment, un pigeon qui picosse dans le régurgit de quêteux ?
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